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janvier 2007
03. Premier marathon
Article rédigé par Mascle-Dorin Marie le 16 février 2007

Premier Marathon :

C’est en effet par un temps printanier que le dossard 3133 a pris place au départ du marathon rochelais ce 26 novembre 2006. Je m’en souviendrai longtemps !

6h55 prise en charge dès Fontenay tôt le matin alors qu’il m’a été plus que difficile d’avaler un thé chaud .( Il faut manger deux heures avant m’avait -on conseillé !! tu parles j’essayais de dormir ! enfin tant pis un spordej dans un Tupperware et on verra arrivée sur place ! ) . Voyage calme dans la nuit les hommes parlent quant à eux de leur énième marathon ...

8h00 Stationnement tout près du départ sans problème, et début des préparatifs : pour moi ouverture du Tupperware et ingestion difficile de ma bouillie sous le regard moqueur mais jamais envieux de mes acolytes. Photos, nous étions tous ensemble ! et petite marche vers le port avec le lever du jour sur les deux tour,s superbe. Certains s’échauffent déjà !!! Plusieurs séjours aux toilettes, bizarre comme l’adrénaline est diurétique !!

8h45 retour aux véhicules où chacun y va de son petit rituel, j’observe, m’interroge, copie et finis par moi aussi me sentir prête. Pas de coup de fil Alain ? Non, il peut donc venir avec nous, le numéro trois n’est pas né ! Chacun dans ses pensées se dirige vers la ligne de départ.

9h10 Je prends place dans cette foule compacte, pas besoin de sweat la chaleur humaine est là, dernière vérification, la montre, les chaussures les rations de survie, un coup d’œil sur l’entourage : petit grand , jeune moins jeune, mince en général, tous là dans un même but....impressionnant. Une bise d’encouragement de mon chauffeur ( sympa ) et c’est le départ à tout à l’heure ! il est 9h30 .

Cette foule bouge tout doucement au début plus tout devient plus fluide ne pas oublier de déclencher le chrono sur la ligne, cela y est maintenant on n’y touche plus pendant ... ???

Bon maintenant c’est parti, alors les conseils : ne pas se casser au départ partir lentement (combien de fois ai-je entendu j’ai calé, j’étais parti trop vite... ) surtout ne pas accélérer je me base sur mon podomètre et essaie de ne pas me laisser embarquer par le rythme ...Après quelques kilomètres , les muscles se chauffent la tête se libère il est possible de profiter du paysage et des spectateurs qui ne sont pas avare d’encouragements. Puis, il y a les autres coureurs à côté ils viennent de partout, déjà en groupe soit seul, rapidement nous formons un petit trio, et les échanges commencent, d’où viens-tu etc. Cela me rappelle la montagne, on échange simplement librement, sachant que ces instants sont éphémères et que nous ne nous reverrons probablement jamais ....

Tiens un ravitaillement et toujours des bénévoles sympathiques et souriants, il me faut boire suffisamment et repartir

11h39 passage des 21 Kms sur le port un semi de fait , je suis en forme, mais quel est ce bruit des motards nous demandent de nous ranger et formidable impressionnant, superbe un moment que je n’oublierai pas : nous voyons passer les deux premiers de la course !!! foulée souple ample quelques gouttes de sueurs , ils finiront en 2H14 et j’entame mon second tour, sur le port, la foule se déchaîne applaudit si bien que j’accélère aussi attention regard au podomètre retour à un rythme moins olympique ...Je suis étonnée cela va bien , le parcours est maintenant connu, les gens sont toujours là les enfants aussi qui tendent la main pour la clape, que représentons-nous pour eux ... ! des sportifs des fous, je ne le saurai pas mais ils nous encouragent souvent avec nos prénoms marqués sur les dossards si bien que l’on coure aussi un peu pour eux ... voilà le 30ième kilo, à la fin du boulevard de Cognehors, centre ville et nous allons ré-attaquer Les Minimes, Hugues est là pour m’encourager comme d’autres avant que je n’avais pas vus ( désolée Reine et Marie Jo ce n’était pas de la fierté !!!) . Je suis étonnement sereine au 35ième kilo( comme tous disent) après le Nième ravitaillement je ne les compte plus je me dis PLUS QUE 7 Km contente de m’entendre dire cela j’avais peur du ENCORE 7 Km . Dernier kilomètre affiché, génial, je vais passer cette fameuse ligne d’arrivée un sourire aux photographes et voilà premier Marathon fini il est 14h02.

En conclusion (enfin me direz-vous) : J’avoue être contente car au-delà de cette modeste réussite c’est aussi le résultat de trois mois de préparation souvent solitaire , parfois difficile entre les journées de travail, et les tâches quotidiennes , mais je n’ai jamais autant été sensible à toutes les petites attentions que chacun savait donner : ils se reconnaîtront : conseils techniques et diététiques, découvertes du Quinoa, coup de fil, partage d’un vécu, soutien logistique et de préparation notamment le dimanche avec nos « entraîneurs » Encore merci à tous et surtout à Hugues car un marathon en fait ne se fait jamais seul.

Marie MASCLE-DORIN .

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