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janvier 2009
KRAPADOS OU FRAPADINGUES ?
Article rédigé par Philippe Mallard Article rédigé par Pascale Noiret le 24 janvier 2009

KRAPADOS OU FRAPADINGUES ?

Au mois de juin, il faisait beau, les journées étaient longues, on avait tout l’été devant nous ... et le temps de s’entraîner pour une course près de St Nazaire dans la fraîcheur du marais de la Brière.

Vincent n’a pas eu trop de mal à nous convaincre de nous inscrire d’autant plus que les filles ne faisaient chacune qu’un tiers du parcours. Plus dur pour les gars ? C’est normal, c’est des mecs ! Le relais réservé aux seules filles ? Drôle de règlement, mais puisque c’est comme ça ...

Nous voici donc partis à 7 dans le mini-bus de la ville. Annie remplace Marie-Annick au pied levé à cause d’une mauvaise blessure, Marie-Jo se sent en forme et les gars préparés comme des pro., Vincent en tête, puis Philippe, Cyril et Didier. Il me semble bien qu’il pleuvait à verse tout le long du trajet, la nuit aussi et cela depuis un mois ou bien un peu plus ... L’inscription prévoyait l’hébergement. Vraiment bien, une chaumière comme les bretons savent faire les couvertures (on verra plus tard à côté des barques du marais des bottes de chaumes dressées ... pour les faire sécher !). 30 coureurs dans cette maison bien chauffée, un bon p’tit déj. autour d’une table conviviale et visages souriants tout le monde prépare le sac à dos pour 67 Km en autonomie.

On s’approche de la ligne de départ avec une avance confortable. On admire trois équipes handisport qui porteront leurs copains, chapeau bas pour se lancer dans une telle aventure ! Il fait encore nuit, ils partiront 10 mn avant tout le monde et l’on suivra les lucioles qui font le tour du stade pour s’enfoncer ensuite dans le noir par là-bas.

Bien, maintenant, ça nous concerne. C’est Annie qui fera le 1er relais, Marie-Jo le second. Les gars sont tous en forme. C’est parti !

Avec Marie-Jo on traîne un peu, on prend la carte pour repérer le lieu de rendez-vous et aller photographier chaque Cours Toujours au passage du 1er relais. Les voilà ! Vincent en tête, belle foulée, Didier, Cyril, Philippe, Annie pas loin derrière. Avec Marie-Jo elles s’échangent le dossard et hop c’est reparti. C’est Marie-Jo qui démarre à fond. Pendant son parcours on retourne avec Annie vers le point de départ pour que l’eau bien chaude d’une bonne douche la réchauffe un peu. Elle me dira sur le trajet que c’était horrible, que l’eau était hyper-froide, que ça te glace partout et que le vent froid n’arrange rien ... Pourtant, elle a encore bonne mine ! Les organisateurs ont préparé un bouillon chaud, bien chaud, dans une très grande gamelle. ça a l’air vraiment prévu pour réchauffer les arrivants et en quantité !

Bien, si l’on veut prendre des photos de Vincent qui va sûrement très vite il est temps de trouver le point du second relais. Hop c’est reparti avec des indications sommaires mais l’on trouve, joli coin, un paysage de marais, de l’eau ou des canaux ? partout, dans tous les sens. Un peu d’herbe ... par endroit. Il est temps de manger car il vaudrait mieux stocker un peu avant l’effort. Pas le temps, voilà Marie-Jo ! Elle a bien 3/4 d’heure d’avance par rapport aux prévisions ! Et hop, changement de dossard. Qu’est-ce qui se passe ? Les mecs qui arrivent comme des frapadingues et qui se jettent à l’eau, direct comme ça tout droit et juste une fois ressortis, ils recommencent encore plus profond pour passer juste à côté, en épingle à cheveux et il faut faire ça ? C’est là que Marie-Jo et Annie me crient que je dois en faire autant et plus vite que ça, c’est maintenant et pas plus tard. Quoi ? Vous êtes fous ? J’commence pas en me foutant à l’eau ! Je viens pour courir pas pour nager ! Mais si, c’est ça et rien d’autre, il faut y aller. Ouf, finalement heureusement les gars devant ont montré à quel endroit il fallait passer. Oh j’ai g ... crié, ça ils m’ont entendu ! Tout le temps que j’ai crié j’ai moins senti que l’eau était froide. Deux gués passés, maintenant on va peut être se mettre à courir ? Et bien non un autre gué plus profond, les jambes y passent en entier, on ressort floc, floc, floc, et encore un autre (au total j’en ai compté 9).

Un peu plus loin j’entends Cyril qui m’appelle, perdu dans les broussailles, pas de chemin nulle part, que de la gadoue, à perte de vue. Des taches oranges, un balisage fréquent et très bien fait, heureusement car c’est un paysage irréel dont on ne voit pas la sortie. Une ligne de barbelés sépare deux zones mais pour arrêter quel troupeau ? Il ne peut y avoir que des poissons par ici. Cyril devant moi s’enfonce brusquement jusqu’à la taille ! Oua ! Je me raccroche aux barbelés et continue à moitié suspendue pendant ... des centaines de mètres. Mais qu’est ce que c’est que ce parcours ? Et c’est comme ça depuis le début ? Pas seulement, ça va continuer ... boue, gadoue, boue, gadoue, boue, gadoue, boue, gadoue, boue, g ... ...

On rentrera tous à Fontenay avec le mini-bus, les gars dormaient, les filles au volant, personne n’est blessé, on est tous là. Les trois équipes handisport sont arrivées lorsqu’il faisait nuit. Comment ont-ils réussi dans de telles conditions ?

Et vous savez pas la chance qu’on a eue ? Et ben c’jour là, i pleuvé pas !   Pascale.   

Légère déception

Embarqué dans la même galère qu’Annie et Pascale, je me suis très souvent dit à moi-même ( j’ai fait de nombreux Km tout seul, donc ce ne pouvait être que cela ! ) : "pour l’instant, tout baigne !". Vous avez vite compris que je pensais d’abord à mes orteils qui, effectivement, baignaient régulièrement dans un liquide incertain au niveau de la composition.

Ma déception vient de l’absence de moyen audiovisuel ( une caméra pour dire plus court ! ) à la fin des traversées de passages fréquentés lors de ce samedi 29 novembre ( je pense que les jours suivants, il y a dû y avoir beaucoup moins de monde aux mêmes endroits ). Il aurait été du meilleur effet de vous montrer les premières foulées à la sortie des gués : la boue sortant des trous des chaussures par petits jets sporadiques ... et le bruit de ventouse aspirant ou refoulant un mélange d’eau, de boue, d’algue ... . Je perçois que chacun d’entre vous imagine très bien la scène : " cela m’est déjà arrivé en forêt de Mervent, ce n’est pas si dramatique ! ". Oui, mais en forêt de Mervent, durant les dix Km qui suivaient, l’eau avait le temps de s’évacuer. Et bien, pas là-bas ! On y retournait très rapidement !

Alors, je me suis dit : " Pour le film, il suffit d’y revenir l’an prochain, avec un appareil photo ou une caméra. On trouvera bien une équipe féminine pour nous accompagner !". Et j’ai pensé qu’une équipe composée de Marie-Annick, qui devait venir et qui a loupé ce rendez-vous, d’Evelyne et de Geneviève aurait une belle allure.

Donc vous savez ce qui reste à faire, d’ici le 15 novembre 2009 : Arriver à décider ces trois membres de Cours Toujours 85 pour qu’elles représentent dignement notre club en faisant aussi bien qu’en 2008 ( deuxième marche du podium ! chapeau les filles !!! ). Je vous préviens tout de suite : Y a du boulot !

Philippe. 

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