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janvier 2012
La nuit du 26 février 2011, de nos envoyés très spéciaux
par Cours Toujours85 - le 31 mars 2011

La nuit du 26 février 2011, de nos envoyés très spéciaux

Nous résidons en forêt de MERVENT sur les terrains de La Balingue, ma copine et moi. C’était le soir du dernier samedi de février : pour nous mettre en appétit, nous étions tranquillement en train de mâcher de l’asphodèle ( plante locale un peu hallucinogène) ; les chasseurs avaient vidé leurs « canons », et on admirait la tombée de la nuit .

…Quand j’ai vu un petit groupe en bas qui tanguait avec plein de lumières et des bâtons de ski ; j’ai demandé à ma copine si elle avait prévu un épisode neigeux : avec elle, je m’essaie au beau parler … elle a fait H.E.B. ( Hautes Etudes de Bourneau).

- tu consommes trop d’asphodèle , me dit elle.
- mais alors,qu’est ce qu’ils font avec des bâtons et des lampes ?
- Ben, ils marchent, tout en s’éclairant pour y voir plus clair dans leur avenir ! J’ai lu çà un jour dans une vieille coquille Saint Jacques qui traînait…

Quand je discute avec ma copine, çà devient tout de suite un peu philosophique et j’avais juste terminé ma réflexion quand un deuxième « train » est arrivé, toujours avec plein de lumières comme dans des wagons, et beaucoup plus rapide. Ceux là ne perdaient pas de temps : ils avalaient les côtes et les descentes et ont très vite disparu sans parler.

- alors,cette fois, c’est qui ? je ne rêve pas !Pourquoi vont-ils aussi vite ?
- ce sont des TGV, m’a répondu ma copine : des Triathlètes à Grande Vitesse. Eux ils passent leur vie à courir après le temps perdu !

Décidément, çà se compliquait, quand on a aperçu un autre groupe, avec des trucs fluo aux vêtements et toujours les lampes sur la tête.

- c’est une manif ou quoi ?
- mais non , ce n’est pas la saison ; d’habitude , ça commence au mois de mai !

J’avais oublié que ma copine avait été étudiante.

C’était un groupe bizarre qui avançait comme une volée d’étourneaux : ils allaient dans un sens, et puis ils revenaient d’un seul coup sur leurs pas ; on pouvait entendre de drôles de réflexions sur la bière, ou plus encore des tonneaux de bière, ce qui les faisait rire. Leur progression était vraiment chaotique.

- Alors, les étourneaux ? ils font quoi ?
- eux, ou ils courent pour passer le temps,ou ils sont à contre-temps ;

en tout cas, ils ne sont pas dans le tempo ! Certains loin devant, d’autres loin derrière, sans queue ni tête. Il faudrait demander au chef de train-train, me dit ma copine. Là …elle ironise.

J’ai commencé à me gratter l’oreille. Çà devenait fumeux ! Peut être l’asphodèle !

Et que voilà un autre groupe. « Beaucoup de bruits et de papotages » me dit ma copine qui a l’ouïe fine ; elle s’y connaît : la dernière histoire du petit fils, le récent voyage en montagne…tout le sel du quotidien en fait. C’est ainsi que j’ai compris qu’il y avait beaucoup de femmes.

En tout cas, la course était cool, pas du tout comme les étourneaux ou les TGV ; ma copine m’a avoué que c’était son style : enfin des gens qui prennent leur temps !...Et des raccourcis , a-t-elle ajouté.

Après toute cette agitation, plus rien que la nuit noire . Enfin le calme ! Sauf que l’on a eu un coup de fil de notre copine, Simone la Hulotte, qui habite du côté de Saint Michel Le Cloucq. Elle n’allait pas très bien, comme si elle avait bu. Elle nous a raconté qu’elle voyait des gens rentrer les uns après les autres dans la cabane des sportifs et que çà sentait plutôt l’alcool, et même que ce pourrait être du vin de Pissotte. Et que même, elle était juste au-dessus et que çà lui faisait tout drôle…Autrement dit, elle avait un coup dans l’aile !

On a tout compris ! Pissotte ! Cétait un coup de notre copain Philippe, le GPS, le Grand Pisteur Scientifique qui nous demande toujours des chemins biscornus. Un jour, il nous a dit qu’il n’aimait pas l’orthodromie…Enfin, il disait çà à ma copine qui comprend le langage des maths. D’ailleurs, il nous manque depuis quelque temps qu’on ne l’a pas vu.

On a répondu à Simone la Hulotte qu’on avait observé, nous aussi des gens curieusement habillés avec des comportements incompréhensibles à cette heure. Apparemment, elle ne nous a pas entendus ; elle devait déjà être endormie par les vapeurs du breuvage local.

Nous, pour nous remettre de nos émotions, on a repris un peu d’asphodèle …Et on a vu plein de petites lumières toute la nuit.

Le lendemain,on a raconté les événements à notre voisin Marc Assin qui en a bien ri et qui nous a dit tout en s’enfuyant, la mort aux trousses :« ils sont fous ces humains ! »

Témoignage recueilli auprès de :

Q. BLAN DU JAULARD et sa copine CABRETTE DE LA CITARDIERE

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